« Je suis visible sur Google, mais le téléphone ne sonne pas. » C’est un problème différent de « mon site n’apparaît pas du tout ».
Dans ce cas, chercher uniquement à gagner trois positions supplémentaires peut être une perte de temps. Il faut comprendre ce qui se passe entre la recherche et la prise de contact.
1. Les requêtes qui génèrent les impressions sont-elles commerciales ?
Un site peut obtenir beaucoup d’impressions sur des recherches qui ne correspondent pas à un futur client.
Exemple : un artisan peut être visible sur une question très générale du type « comment réparer une fuite » alors que son activité a surtout besoin de ressortir sur « plombier Le Mans » ou « dépannage fuite Le Mans ».
Le premier trafic nourrit les statistiques. Le second peut nourrir le carnet de commandes.
Je commence donc par regarder dans Search Console quelles recherches déclenchent réellement les pages.
2. Google envoie-t-il le visiteur sur la bonne page ?
Si quelqu’un cherche une prestation précise et arrive sur une page d’accueil qui parle de six métiers différents, il doit faire lui-même le tri.
Une page service dédiée est souvent plus efficace lorsqu’elle répond à un besoin réellement distinct.
À l’inverse, créer une page pour chaque petite variante de mot-clé n’apporte rien. Le bon niveau de détail dépend de ce que le client cherche réellement.
3. En cinq secondes, comprend-on ce que vous proposez ?
Le visiteur ne connaît pas votre entreprise. Il arrive parfois directement depuis Google sur une page interne.
Il doit comprendre rapidement :
- ce que vous faites ;
- à qui le service s’adresse ;
- dans quelle zone vous intervenez si le besoin est local ;
- pourquoi il peut vous faire confiance ;
- comment vous contacter.
Si la page commence par trois paragraphes sur « notre passion et nos valeurs », le prospect peut repartir avant d’avoir compris l’offre.
4. Le site apporte-t-il des preuves ?
Un prospect local compare souvent plusieurs entreprises. Une page qui affirme « qualité, réactivité, professionnalisme » ressemble à toutes les autres.
Les preuves sont plus utiles :
- réalisations ;
- photos réelles ;
- avis vérifiables ;
- cas clients ;
- parcours ou qualifications pertinentes ;
- adresse ou zone réelle ;
- informations d’entreprise faciles à vérifier.
Les éléments à montrer ne sont pas les mêmes pour un artisan et pour une profession libérale.
5. Sur mobile, le téléphone et le devis sont-ils vraiment accessibles ?
Un site peut être techniquement « responsive » et rester pénible à utiliser.
Je vérifie notamment :
- le numéro de téléphone cliquable ;
- un bouton de contact visible sans descendre dix écrans ;
- un formulaire qui ne demande pas quinze informations ;
- des textes lisibles ;
- des boutons assez grands ;
- des pages qui ne mettent pas une éternité à s’afficher.
6. La fiche Google et le site racontent-ils la même activité ?
Pour une entreprise locale, la fiche Google Business Profile peut être le premier point de contact.
Les services, les coordonnées, la zone, les horaires et la présentation doivent rester cohérents avec le site. Sinon, le prospect reçoit deux versions différentes de l’entreprise.
7. Le CTA correspond-il au niveau d’engagement du prospect ?
Tout le monde n’est pas prêt à « demander un devis » immédiatement.
Selon le métier, un bon parcours peut proposer :
- appeler ;
- demander un devis ;
- prendre rendez-vous ;
- envoyer des photos ;
- décrire le problème ;
- voir une réalisation similaire.
Un cabinet de conseil et un couvreur n’ont pas besoin du même bouton principal.
8. Le formulaire fonctionne-t-il réellement ?
C’est trivial, mais je rencontre encore des formulaires qui affichent « message envoyé » sans que personne ne reçoive l’e-mail.
Je teste donc le formulaire comme un vrai client, jusqu’à la réception.
9. Mesurez-vous les demandes, ou seulement le trafic ?
Si l’objectif est d’obtenir des clients, le nombre de visiteurs n’est pas le seul indicateur.
Selon le site, il faut pouvoir suivre au minimum les formulaires et, lorsque c’est possible et pertinent, les clics sur le téléphone ou les actions principales.
Une page avec 50 visites et 4 demandes peut être beaucoup plus intéressante qu’un article avec 1 000 visites et zéro contact.
10. Le problème est peut-être l’offre, pas le SEO
Le référencement ne peut pas réparer une offre incompréhensible, un prix complètement déconnecté du marché ou une absence totale de preuve.
C’est pour cela que je regarde aussi le site comme un futur client, pas seulement comme un consultant SEO.
Mon ordre de diagnostic
- Requêtes qui déclenchent les impressions.
- Page qui reçoit la visite.
- Clarté de l’offre.
- Preuves.
- Mobile.
- Google Business Profile.
- Appels à l’action.
- Formulaires.
- Mesure des demandes.
Et seulement ensuite je décide s’il faut davantage de contenu, une nouvelle page, une correction technique ou une refonte.
Si votre site correspond à ce cas, vous pouvez utiliser mon test de site ou m’envoyer l’URL directement. L’objectif du premier diagnostic est de trouver le point de blocage, pas de vous vendre automatiquement six mois de SEO.